dimanche 14 juin 2009

Tourisme

Les parents de Pierre-Michael débarquent aujourd'hui à Salvador.
Nous allons sortir un peu, jouer les GO et faire du tourisme jusqu'à la fin du mois !

Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir !!!


À bientôt pour quelques photos...

vendredi 12 juin 2009

Un manque

Je n'arrête pas d'y penser.

Normalement, à cette époque de l'année, la musique me revient sans cesse en tête. Le nez se réhabitue aux odeurs de pétards, de crottin de cheval. Il faut reprendre ses marques, penser au public. C’est l'occasion de déguster un délicieux Croque-mitaine. La Cinéscénie du Puy du Fou envahissait allègrement l'agenda des fins de semaines du mois de Mai à Septembre.
[soupirs...]
Quelles douces pensées !
Ça peut être une bonne destination pour vos vacances, non ?

PS : nous n'avons pas touché un Euro pour ce commentaire, c'est le coeur qui parle !

jeudi 11 juin 2009

Discussion avec un "agent de propreté urbaine"

Dans le quartier, le service des poubelles passe chaque jour, ce qui assure un minimum de propreté chez les habitants. C'est d'autant plus nécessaire que le papier toilette ne doit pas être jeté dans les WC mais mis dans une poubelle (ce qui est le cas dans la quasi-totalité des pays du Sud et de quelques pays développés).
Bref, j'ai bavardé quelques secondes avec un éboueur passant devant chez nous. Il s'est adressé à moi, sans doute après avoir remarqué que nous sommes blanc.
LUI - T'as pas 2 R$ ?
MOI - Quoi !
- 2 R$ ?
- Non, je ne te donnerai pas 2 R$. Je ne gagne pas d'argent ici.
- Comment tu fais pour t'acheter à manger ?
- Je me débrouille. Mais toi, tu as un salaire ?
- Quoi ?
- Tu as un travail officiel !
- Oui
- Donc tu as un salaire à la fin du mois !
- Oui
- Tu gagnes combien ?
- 800 R$
- C'est 2 fois le salaire minimum, c'est bien non ?
- Ouais
- Alors pourquoi tu me demandes de l'argent ?
- (Il sourit et s'en va)

Difficile de ne pas porter de jugement, mais seulement quelques réflexions : pourquoi m'a-t-il demandé de l'argent ?
1- Les étrennes des éboueurs ? Non, ça n'existe pas ici. D'ailleurs vous savez que ce que vous donner aux facteurs ou éboueurs en France, vont directement dans leur poche sans être déclaré aux impôts (source : facteur de St Lambert du Lattay). Et que le fait de ne pas donner, ne doit pas entraîner un service de moins bonne qualité (surtout venant des personnes qui en font le sermant comme les facteurs). N'est-ce pas le salaire qui rétribue un travail honnête et correct. Mais on peut aussi donner...
2- L'habitude de demander, de vivre au crochet de l'autre. C'est possible. Nous rencontrons beaucoup de personnes qui vivent au jour le jour, manquant souvent du nécessaire. La notion de "gérer un budget" pour leur famille leur semble d'une autre planète. Comment peut-on se projeter sur un mois, 2 mois ou un an, quand on ne sait même pas quelle somme d'argent va rentrer dans la foyer demain ?
3- un certain racisme ? Il s'est adressé à moi et pas un autre, concluant que le fait d'être blanc, je devais avoir de l'argent. C'est un cliché trés vivant ici. Je vous en parlerai plus longuement.
4- un goût pour l'arnaque. Le mensonge est légion dans notre quartier. C'est un moyen de s'en sortir, de ne pas se livrer. C'est une arme psycologique comme une autre.

lundi 8 juin 2009

Commentaire de l'actualité : Les élections européennes

C'est bien la première fois que nous faisons parti des abstentionnistes. Et le soleil (capricieux) de la Bahia n'y est pas pour grand chose. En fait, nous ne sommes pas des abstentionnistes mais des Français résidents hors de l'Union Européenne qui n'ont pas accès au vote européen puisque même l'ambassade située à Brasilia (20 heures de route) ne délivre pas de procuration pour cette élection.
Et puis finalement pour qui voter ?
Quand on voit qu'en Belgique il y avait 22 listes. A quoi cette élection correspond puisque finalement le groupe qui progresse le plus est le groupe "Autres formations" (passé de 3,8 à 12,3 %), c'est-à-dire tout un ramassis d'idées les plus contradictoires. Vu d'ici, c'est un peu le bazard.

vendredi 22 mai 2009

Humeur du jour

Depuis notre arrivée, une partie de notre énergie est absorbée par le climat. Il y a eu les petites chaleurs en septembre octobre, les grosses chaleurs du mois de février-mars. Actuellement c'est la pluie depuis un mois. C'est incessant. Rien n'a le temps de sécher. Vous ouvrez un placard, vous retrouvez votre t-shirt propre, maculé de champignons.
Autre exemple avec la photo ci-jointe : ce sont les marches d'escalier de chez nous. Voici leur état 2 jours après un nettoyage à l'eau de javel. Toutes les tâches blanches que vous voyez sont des champignons qui se sont développés.

Mais puisque ce post est intitulé Humeur du jour, parlons de CE jour. Actuellement il est 10:00. Nous avons été réveillé à 6h15 par le voisin qui tapait avec un marteau sur le mur de notre chambre (mitoyen). Préparation du petit déjeuner ; au menu pain perdu pour utiliser le pain acheté hier. Nous devons faire vite pour manger le pain car après 3 jours, il est couvert de moisi.
Maguelone se réveille, prend son biberon sur le pot. Anne-Thé jette un oeil affuté dans la salle de bain et observe qu'il y a une flaque d'eau autour de l'évacuation de la douche. L'eau des égoûts est sans doute en train de remonter comme ce fut le cas il y a 2 semaines (2 centimètres d'eau venant des égouts dans toute la maison. Nous en avons parlé avec d'anciens occupants : ils n'ont jamais vu ça).
Pot plein, il faut le vider. La chasse d'eau est tirée et la joie de la journée continue : le contenu du pot de Maguelone ressort par la douche (vous m'excuserez de ne pas mettre les photos !).
Nous prenons la route du couvent pour aller travailler. Ne pensez pas emprunter les rues de la "ville basse", elles sont recouvertes de plusieurs centimètres d'eau. Il y a 2 semaines, j'ai failli noyer la voiture au sens propre comme au figuré. J'étais coincé au milieu d'une mare de 40 centimètres d'eau. La voiture a calé. L'eau a commencé à entrer dans le pot d'échappement. Le moteur fumait. Bref, après cet événement, je prends les "petites" rues de la ville haute. Nous avons mis 50 minutes au lieu de 15 habituellement.
En ce moment, il pleut encore. Il pleut toujours. Il faut toujours sortir avec son guarda-chuva (parapluie) sous peine d'être mouillé en quelques secondes. Mais nous tâchons de faire fi de tout cela, et d'en sourire pour continuer la mission.

jeudi 21 mai 2009

Petit ange ou diablotin...

devons-nous nous inquiéter ? Notre fille trouve beaucoup plus drôle de s'amuser avec un polo de son papa que de ressembler à une petite fille modèle... Constatez-vous même !



mercredi 20 mai 2009

Padre Marcello Rossi : On l'a vu

Il existe un phénomène incroyable dans l'Eglise du Brésil appelé Padre Marcello Rossi. Il fait même l'unanimité en dehors de l'Eglise catholique.
Nous avons entendu parler de ce prêtre dès le premier week-end où nous sommes arrivés sur cette terre brésilienne. En visitant une maison, des amis nous ont montré fièrement le DVD de Padre Marcello. Ce prêtre de la région de São Paulo est médiatiquement très connu grâce à sa présence quotidienne sur les ondes et chaque semaine à la télévision. Mais surtout, il a organisé un rassemblement qui a construit sa renommée. En 2003, à São Paulo, il a réuni plus de 3 millions de personnes (sur le site du circuit Interlagos) pour une journée de louange et une messe sur le thème "Paz sim" (La paix oui) en écho aux différentes violences dans les favelas. L'événement a rassemblé différents chanteurs populaires qui ont accompagné Padre Marcello pour un tour de chant choisi dans le registre de ce prêtre extraordinaire. 3 millions de personnes, c'est plus que n'a rassemblé Benoît XVI lors de sa venue en mai 2007 !
Hier, avait lieu une messe pour célébrer le titre de "Vénérable" qu'a reçu Irmà Dulce le 3 avril dernier de Rome. Ce titre est une première étape vers sa béatification. Irmã Dulce est un peu la Mère Téréza de Salvador. Devenue religieuse, elle a oeuvré toute sa vie pour l'hôpital qui porte aujourd'hui son nom, ouvert aux plus démunis dans un système de santé à 3 vitesses.
Il fallait donc bien la présence de Padre Marcello hier pour célébrer cette grande fête qui avait lieu par chance à 20 minutes à pied de chez nous. Après une messe festive épargnée par la pluie, le prêtre charismatique a emmené le peuple de Dieu rassemblé pour presque une heure de louange, conclut par un traditionnel Parabens à l'occasion de son anniversaire ce mercredi 20 mai.
Nous avons découvert un Padre Marcello rassembleur (il y avait plus de monde à la louange pour le voir, qu'à la messe), mais qui ne nourrit aucun signe d'idolâtrie. D'ailleurs il ne chante pas très bien, et ce sont les choeurs qui ont le dessus sur sa voix (accentué par les problème de balance !). Nous avons vu un personnage qui n'a pas tourné les attentions du show vers lui, mais a tout fait pour que ce soit un moment de louange sincère. Il m'est apparu plein d'humilité. D'ailleurs dans ses rencontres, il n'est jamais seul. Il est généralement accompagné d'un évêque qui célèbre et prêche les messes. Malgré tout, l'influance de Padre Marcello Rossi est très importante. Il suffit qu'il dise à la radio l'importance d'aller se confesser pour que les confessionnaux du pays se remplissent. Le pénitant annonçant au prêtre qui le reçoit qu'il vient se confesser parce que Padre Marcello l'a dit !

mardi 12 mai 2009

Fête des mères

Dimanche dernier a eu lieu la Fête des Mères. Nous avons découvert des enfants déguisés pour l'occasion dans la rue, des roses qui se balladaient par endroit. Bref, une fête importante.
Voici donc quelques clichés pour vous faire partager ce bon moment.

vendredi 1 mai 2009

Merenda esta aqui ?

Voici deux conversations lors desquelles notre manque de vocabulaire nous a fait défaut. Au centre de cette affaire le mot "Merenda" que nous comprenions comme l'adaptation brésilienne du prénom anglophone "Miranda".

Scène 1 : Pierre-Michael est en réunion avec une soeur responsable d'un centre de formation professionnelle qui souhaite l'intervention d'EVA. Ils programment les rencontres et négocient la participation financière. A la fin de l'entretien :
Sr L. : Quer um merenda que nos fazemos ? (Voulez-vous un goûter que nous fabricons)
PM : Quem é Merenda ? (Qui est Miranda?)
Sr L. : Sé, um merenda. (Si un goûter)
PM : Que ela faz ? E uma aluna ?(Qu'est-ce qu'elle fait ? C'est une élève ?)
Sr L. : Que fala ? (Qu'est-ce que vous dites ?)
...
Finalement on a fini par se comprendre et j'ai goûté une bonne part de gâteau avec un succulent jus de fruit.

Scène 2 : Le mercredi après-midi, le projet Sonho de Mae se termine par une collation nutritive pour les femmes enceintes. Nous l'appelons le "lanche" qui se prononce comme le mot anglais "lunche". Anne-Thérèse en délègue de temps en temps la préparation à la mère de Dina (une personne en or qui connaît le projet depuis le début). Ce mercredi, Anne-Thé téléphone donc chez Dina pour savoir quand elle peut récupérer le "lanche".

AT : Boa tarde, é Ana-Tereza. Posso falar com Dinaci por favor ? (Bonjour, c'est Anne-Thérèse. Puis parler à Dina SVP ?)
Mère de Dina : Dina nâo esta, mas meranda està aqui. (Dina n'est pas là, mais le goûter est prêt)
AT : Muito bom, mas Dina està aqui ? (Très bien, en pensant qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre, Mais Dina est là ?)
MD : Nao, nao està. Mas Merenda està aqui? (Non, elle n'est pas là, mais le goûter est prêt : vous noterez la même utilisation du verbe ESTAR pour parler de 2 choses bien différentes !)
AT : Ta bom. Muito obrigada. (D'accord. Merci beaucoup)

Anne-Thé ne réussissant pas à joindre Dina, a donc cru que la collation n'était pas prête. Elle est donc allée acheter en 4ème vitesse des gâteaux et des jus de fruits. En fin d'après-midi nous sommes passés la voir pour bavarder et avons été en face des problèmes.
- Le mot "LANCHE" a bien pour synonyme "MERENDA".
- Et nous avions un délicieux et copieux "lanche" sur les bras. Pas de gâchis, rien n'a été jeté, tout a été mangé par des personnes qui en avaient besoin. Mais nous n'étions pas très fiers d'avoir dépenser la double somme pour ce fameux "lanche".

mercredi 29 avril 2009

Nouveau numéro

Non, ce n'est pas le futur résultat du loto mais le numéro de notre "casa".
Vous pouvez nous joindre directement au (0055 71) 3315 2337
Actuellement, il y a 5h de décalage avec la France.

Petits rappels :
* avec Télérabais, vous pouvez nous appeler pour le prix d'une communication locale. Depuis un téléphone fixe France Telecom, composer le 0811 31 45 45, attendre un peu puis notre numéro (0,09 Euro la minute)
* avec un téléphone fixe en dégroupage (Neuf, SFR, Noos....), composer le 0811 65 81 81 attendre un peu puis notre numéro
* avec Free, c'est gratuit pour appeler le Brésil. Il vous suffit de faire notre numéro !

A bientôt
(surtout que vous avez de bonnes raisons de nous appeler cette fin de semaine, mais nous ne serons pas chez nous avant dimanche 21h heure française voire lundi)

mercredi 22 avril 2009

À jamais gravé

Nous n'oublierons sans doute jamais la silhouette de cet homme dans une ruelle à moins de 10 mètres de nous. Alors que nous nous apprêtions à l'emprunter à 18h45 ce jeudi saint, un enfant sortit de cette ruelle, affolé. Nous décidons donc de changer nos plans et de continuer tout droit, en portant le regard sur cette fameuse ruelle que nous avions l'habitude entre volontaires d'appeler le coupe-gorge, et que nous prenions régulièrement.

Au sol une masse sombre ; au-dessus, un homme est légèrement penché, tenant un pistolet. Les coups de feu résonnent. 2 puis 4. Nous les voyons sortir du canon. Dans notre esprit encore naïfs : "Tient ils tuent une poule avec un flingue dans ce quartier". En quelques secondes, les musiques du voisinage se taisent pour laisser place à un étrange silence et une confirmation qui ne tarda pas : un homme vient de se faire abattre. Nous dissertons avec Anne-Thé sur nos pensées dérisoires au moment des coups de feu : "ah, c'est comme ça un coup de feu ici ; ça avait l'air de simples pétards". Et nous qui pensions à une poule...

Nous prenons peu à peu conscience que depuis notre arrivée, nous connaissons peu de rues qui soient vierges de ce type de faits.
Malgré ce billet un peu sombre, nous ne sommes pas menacés par ce type de traquenard car toutes ces personnes font soit parti de bandes, ou ont des dettes de drogue ou de jeu.

mardi 21 avril 2009

Tiradentes

"Arracheur de dents", c'est bien le nom de cette journée fériée du 21 avril. Pour les curieux qui veulent savoir comment un arracheur de dent est à l'orginie d'un jour chômé, je vous renvoie au lien
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joaquim_Jose_da_Silva_Xavier

En tout cas, ce fut pour nous l'occasion de prendre la poudre d'escampette à Praia do Forte (70 km au Nord de Salvador). Nous étions attendu là-bas par Dona Rosa, une amie de Dona Carmina chez qui nous logions les 3 premiers mois. 2 jours pour retrouver l'ambiance d'un village touristique côtier, calme et bien entretenu, pour faire connaissance du premier fort portugais construit au Brésil, et de découvrir un gigantesque et très pédagogique projet de sauvegarde des tartarugas (tortues). 2 jours pour se reposer et surtout où nous avons échappé à la pluie qui sévit depuis bientôt une semaine sur Salvador.
Préparation de la soupe à la MagueloneLa carte postale
Bisous de la Bahia

lundi 6 avril 2009

Résultats

Voici les résultats du jeu des fruits (voir le post du 6 mars) :

A6 / B13 / C10 / D4 / E20 / F9 / G3 / H1 / I7 / J17 / K16 / L19 / M15 / N22 / O18 / P11 / Q2 / R8 / S12 / T14 / U21 / V5

Bravo à ceux qui ont osé participer devant l'ampleur de la tâche. Ils recevront une photo comme promis.


vendredi 3 avril 2009

Autre monde


Après cela vous estimerez autrement notre bon vieux "cantonnier" et notre performante DDE !

mercredi 1 avril 2009

Les petits poissons

1er avril, 23h59 en France

Merci à ceux qui ont marché. L'article précédent était un poisson d'avril ! Tout va bien pour nous et les ordinateurs. Je me suis un peu amusé comme cela toute la journée en annonçant à 2 jeunes que les frères responsables d'EVA allaient retourner en France mi-mai. Ou encore, Frère José a bien cru que j'avais vendu la voiture de l'école pour la troquer contre une moto afin de gagner du temps dans les transports et faire des économies d'entretien. Bref, une bonne journée.

Sauf que cet après-midi quand il a fallu mettre à jour un contrat de téléphone, toutes les mauvaises nouvelles qu'on m'annonçait étaient bien vraies. J'ai essayé de rigoler avec mes interlocuteurs, mais je me suis senti un peu seul... Par exemple le mois dernier nous avions 57175 points à utiliser pour avoir des minutes gratuites, mais au moment de les utiliser, il n'en restait que 17175, ce qui ne donnait droit... à rien. Les 40000 autres ont disparu ? Non, il fallait les utiliser du 1er janvier au 31 mars ! C'était une promotion. J'ai vérifié toutes les factures depuis 3 mois, c'est écrit nul part. J'enrage.

Pour finir, je vous livre une réflexion de haute volée que j'ai apprise au contact... d'un jouet de Maguelone : "Les petits poissons dans l'eau nagent aussi bien que les gros !"

NB : Vous pouvez en trouvez d'autres qui m'ont fait sourire :
http://www.liberation.fr/vous/0101559522-le-web-en-queue-de-poisson